Diagnostic du jeu de l'OM 2016/2017

La saison qui s’achève pour l’Olympique de Marseille semble vouloir nous laisser des regrets. Un mercato hivernal ambitieux, une équipe de Bordeaux a priori à notre portée et des Lyonnais qui, bien que supérieurs dans le jeu, semblent se montrer fébriles sur cette fin de saison. Ajoutez à cela les points laissés en chemin contre des adversaires réputés plus faibles ou de belles victoires contre St-Etienne, Angers ou Rennes et vous avez tous les ingrédients d’une amère soupe à la grimace.

Un nouveau modèle d'Expected Goals en français

Expected Goals models are like assholes - everybody's got one and they all stink. — Ted Knutson (@mixedknuts) April 6, 2017 Dans le monde anglo-saxon, des dizaines de modèles d’expected goals (xG) sont disponibles à portée de clic. Aux Pays-Bas par exemple, pays de 17M d’habitants, je dénombre via twitter pas moins de 3 modèles plus ou moins partagés. En France, grand pays européen, il n’y a à ma connaissance qu’un seul modèle publique, celui de Julien Assuncao décrit sur les Cahiers du Football.

Distribution de Poisson, sans "s"

Prenons les 1900 matchs des 5 dernières saisons de Ligue 1 (2011⁄2012 - 2015⁄2016) et regardons le nombre de buts par match : Ok chouette. Retenez bien la forme de ce graph, qui représente une distribution. Par exemple, sur les 5 dernières saisons nous nous sommes tapé nous avons assisté à 159 matchs avec 0 buts et seulement 3 matchs avec 9 buts (Lille-Bordeaux 2011⁄2012 : 4-5, Guingamp-Nice 2014⁄2015 : 2-7, Troyes-Paris 2015⁄2016: 0-9).

L'Europa League est-elle nuisible à la santé des clubs de Ligue 1 ?

L’intérêt de l’Europa League, compétition bien moins rémunératrice que sa grande sœur, fait souvent débat : la compensation financière qu’elle offre à ses participants, ou le prestige de son trophée, valent-ils la débauche d’énergie supplémentaire et le risque de blessures qui vont avec ? En m’inspirant de la méthode utilisée par Dan Altman, j’ai cherché à savoir si un club de Ligue 1 engagé dans cette compétition perdait (ou gagnait) des places par rapport à son classement la saison précédente.

Pourquoi les clubs de football doivent se mettre aux stats (si ce n’est pas déjà fait)

1. Parce que c’est efficient Les fournisseurs de données mettent à disposition des clubs une quantité colossale d’information détaillée, couvrant des dizaines de championnats et des dizaines de milliers de joueurs. Le Directeur Sportif malin peut alors monitorer depuis son bureau une grande partie du football professionnel mondial et éviter d’envoyer ses recruteurs aux quatre coins du Globe au petit bonheur la chance. Ces derniers pourront ainsi se concentrer (i) sur la détection des jeunes (ii) sur la confirmation de profils qui poseraient question (iii) sur l’observation des défenseurs, plus difficiles à analyser via les stats.

Que peut (r)apporter Dimitri Payet ?

En ces temps agités de mercato, les débats font rage sur la pertinence du recrutement de Payet. Certains se posent des questions sur le rendement de l’investissement et le risque que cela impliquerait sur les capacités futures du club à recruter quand d’autre remettent en question le rendement sportif du joueur. Afin d’y voir plus clair, je vais tenter de mesurer son impact potentiel sur l’équipe et les conséquences financières qui en découlent.

Qu'ont fait nos attaquants en première moitié de saison ?

Gomis, Thauvin, N’Jie. A eux trois, ils ont inscrit 86% des buts l’équipe et sont nos seuls joueurs à plus d’un but en championnat. En attendant le mercato hivernal et d’éventuels renforts offensifs, retour en chiffres sur leur première moitié de saison. [caption id=“attachment_298” align=“alignnone” width=“880”]En bleu le résultat de la comparaison Thauvin / N’Jie. [/caption] [Sont exclus de l’analyse les penalties et les coup-francs directs – cela n’a de conséquence que pour Gomis, qui voit son total but amputé de 3 unités et pour Cabella qui a marqué son but contre Lorient sur coup franc direct.

Passi vs. Garcia, on fait le bilan

Après la réception de Lille, Rudia Garcia et Franck Passi ont disputé 9 matchs chacun. Au-delà d’une nette remontée au classement, les statistiques ont-elles autre chose à nous apprendre sur les performances de l’OM ? Réponse en tableaux. Les indicateurs « primaires » Au nombre de points par match, Rudi Garcia est sans surprise devant son prédécesseur et l’on notera que la difficulté de l’opposition qu’ont eu à affronter les deux techniciens est équivalente.

Répétabilité et prédictivité sur la saison 2015/2016 de ligue 1

James Grayson, dont j’ai parlé dans mon dernier article, a testé la répétabilité et la prédictivité (sic) de certaines métriques communément utilisées pour évaluer la performance d’une équipe de football. Son expérience consiste à déterminer dans quelle mesure, pour la saison 2011⁄2012 de Premier League: une métrique donnée est répétable d’une moitié de saison à l’autre (en somme plus elle est répétable moins elle est aléatoire) cette même métrique permet de prédire le nombre de points gagnés sur la deuxième moitié de saison A partir des données que j’ai pu récupérer, j’ai donc répliqué l’expérience sur la saison 2015⁄2016 de ligue 1.

Combien vaut un point supplémentaire en ligue 1 ?

J’inaugure ce blog avec un article qui n’a pas de lien direct avec l’OM mais dont l’idée m’est venue en apprenant la future signature du Docteur Le Gall à l’OM, allez savoir pourquoi. La question que je me suis posée était : “combien rapporte financièrement un point supplémentaire en ligue 1 ?”. Il s’agit bien évidemment d’un exercice théorique puisque les revenus des droits TV sont fonction du classement et non du nombre de points, mais il a néanmoins un intérêt dans la mesure où l’on ne connaît pas à l’avance les points requis pour une place donnée.